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07/03/2020
Tough Calls
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Coups de sifflet - huitièmes de finale aller

MIES (Suisse) - Chaque semaine, des experts analysent les matchs. Afin d'améliorer la compréhension des décisions des arbitres et d'accroître la transparence envers nos fans, nous publions certains de ces "coups de sifflet", accompagnées d'une explication.

Veuillez trouver ci-dessous les "coups de sifflet" de cette semaine :

Coup de sifflet 1: AEK vs Telekom Baskets Bonn – Réception après le tir

Pendant la dernière minute du match, le 1 Rose reçoit la balle et tente un tir en suspension. Le défenseur 44 Jaune tente de contrer le tir. A la réception, il y a un contact et l'arbitre appelle une faute personnelle pendant l'acte de tir et accorde 3 lancers-francs au 1 Rose.

Art. 33.6 stipule : "Un joueur qui a sauté en l'air depuis un endroit de l'aire de jeu a le droit de retomber au même endroit. Il a le droit de retomber à un autre endroit de l'aire de jeu à condition que l'endroit de réception et le chemin direct entre le lieu de l'appel et celui de la réception ne soient pas déjà occupés par un adversaire au moment de l'appel".

Résultat : décision correcte des arbitres. Lorsque Pink 1 a sauté pour le tir, l'endroit où il est finalement retombé était libre, il avait donc le droit de s'y réceptionner.

 

Coup de sifflet 2: Dinamo Sassari vs San Pablo Burgos – Faute technique

Le 20 Violet se dirige vers le panier et prend le ballon dans ses mains pour partir au lay-up. Le défenseur 31 Blanc essaie de toucher le ballon mais crée un contact dans le bras du 20 Violet. Après la faute, l'entraîneur de l'équipe blanche se plaint de la décision d'une manière ouverte et démonstrative. Il est sanctionné d'une faute technique.

Le 8 Violet tente le lancer-franc pour la faute technique et ensuite le 20 Violet tente les 2 lancers-francs pour la faute personnelle.

Art. 36.3.2 stipule que "Le lancer-franc (pour les fautes techniques) doit être exécuté immédiatement, que l'ordre des autres pénalités possibles pour toute autre faute ait été déterminé ou que l'exécution des pénalités ait commencé".

Résultat : Décisions correctes de la part des arbitres. Le contact créé par le 31 Blanc est une faute personnelle pendant l'acte de tir. Le 20 Violet doit tenter 2 lancers-francs. La faute technique commise par l'entraîneur sera sanctionnée par 1 lancer-franc qui pourra être tenté par n'importe quel joueur de l'équipe violette. Ce lancer-franc sera le premier à être tenté. Ensuite, les lancers-francs pour la faute personnelle seront tentés.

 

Coup de sifflet 3: Iberostar Tenerife vs Filou Oostende – Faute en dehors de l'acte de tir

Le 22 Rouge se dirige vers le panier tandis que 25 Jaune défend sur lui. Un contact se produit et l'arbitre signale une faute personnelle au défenseur, en disant que le panier est valable et en accordant un lancer-franc supplémentaire au 22 Rouge.

L'Article. 15.1.3 stipule qu'"un mouvement continu dans l'acte de tir commence lorsque le ballon s'est immobilisé dans la (les) main(s) du joueur et que le mouvement de tir, généralement vers le haut, a commencé".

Résultat : décision incorrecte de la part des arbitres. La faute a été commise avant que le ballon n'arrive dans les mains du 22 Rouge. Après le contact illégal, la balle a quand même rebondi sur le sol avant d'être rattrapée par le 22 Rouge. Une faute personnelle aurait dû être appelée à l'encontre du 25 Jaune, le panier aurait dû être annulé et le ballon aurait dû être attribué à l'équipe Rouge pour une remise en jeu depuis la prolongation de la ligne de lancer-franc prolongée (art. 17.2.9) avec 14 secondes sur le chronomètre du tir.

 

Coup de sifflet 4: JDA Dijon vs Nijni Novgorod – Faute personnelle

Le 9 Blanc assure un rebond et entame une transition rapide. Le 10 Noir le suit lorsque le 9 Blanc change de trajectoire et qu'un contact se produit. Les arbitres signalent une faute personnelle du 10 Noir. Ensuite, ils utilisent la vidéo pour décider si la faute doit être reclassée en faute antisportive ou non. Finalement, la décision est que le contact n'est qu'une faute personnelle.

Art. 33.2 stipule que "Pendant le match, chaque joueur a le droit d'occuper toute position sur le terrain qui n'est pas déjà occupée par un adversaire".

Art. 33.4 stipule que "Lorsqu'on défende sur un joueur qui contrôle le ballon, les éléments de temps et de distance ne s'appliquent pas. Le joueur qui possède le ballon doit s'attendre à être défendu et doit être prêt à s'arrêter ou à changer de direction chaque fois qu'un adversaire prend une position initiale légale de défense devant lui".

Art. 37.1.1 stipule qu'"une faute antisportive est une faute de contact de joueur qui, de l'avis d'un officiel, est un contact inutile causé par le défenseur afin d'arrêter la progression de l'équipe offensive en transition".

Résultat : décision correcte des arbitres. Le joueur qui a le ballon peut changer de direction ou s'arrêter à tout moment. Si le joueur avec le ballon s'arrête ou change de direction sans utiliser ses bras, épaules, hanches ou jambes de manière illégale, tout adversaire est responsable de tout contact créé, car il ne s'agit pas d'une position initiale de défense légale.

En outre, cette faute ne peut être considérée comme une faute antisportive, car elle ne remplit pas les critères pour être considérée comme un contact inutile, mais comme un contact illégal inévitable.

 

Coup de sifflet 5: Casademont Zaragoza vs Lietkabelis – Faute antisportive

Le 33 Rouge reçoit la balle au poste bas, étant étroitement surveillé par le 12 Blanc. Le 12 Blanc défend avec son avant-bras dans son cylindre. Lors du mouvement de reverse, le 33 rouge étend son bras droit à l'extérieur de son cylindre et crée un contact avec la tête du 12 Blanc. L'arbitre appelle une faute personnelle de contrôle d'équipe. Ensuite, les arbitres utilisent la vidéo et décident que la faute doit être transformée en faute antisportive.

Art. 37.1.1 stipule qu'"une faute antisportive est une faute de contact avec un joueur qui, de l'avis d'un officiel, est excessive, un contact dur causé par un joueur dans un effort pour jouer le ballon ou un adversaire".

Résultat : décision correcte des arbitres. Le contact créé par le 33 Rouge contre la tête de l'adversaire répond aux critères pour être qualifié de faute antisportive. Le 12 Blanc se verra accorder 2 lancers-francs suivis d'une remise en jeu pour l'équipe blanche à partir de la ligne de remise en jeu dans la zone d'attaque de l'équipe blanche avec 14 secondes au compteur.

 

Coup de sifflet 6: Türk Telekom vs Besiktas Sompo Sigorta – Faute personnelle

Dans ce clip, on peut voir deux infractions consécutives de l'équipe noire. Dans la première, le 21 Noir tente un tir en crochet et dans la seconde, le 0 Noir se dirige vers le panier et relâche le ballon pour un tir. Les arbitres ne constatent aucune infraction. Lors de la transition suivante, l'arbitre signale une faute technique au 21 Noir pour s'être plaint.

Art. 33.4 stipule que "Lorsqu'il défend un joueur qui contrôle le ballon, le défenseur doit établir une position initiale légale défensive en faisant face au joueur qui a le ballon et en ayant les deux pieds au sol. Le défenseur peut rester immobile, sauter verticalement, se déplacer latéralement ou vers l'arrière pour maintenir la position initiale défensive. Le contact doit avoir lieu sur le torse pour que le défenseur soit considéré comme ayant été à l'endroit du contact en premier".

Résultat : décisions incorrectes de la part des arbitres. Lors de la première infraction, le 7 Blanc a créé un contact illégal avec la main du shooteur. Ce contact illégal est une faute personnelle et deux lancers-francs auraient dû être accordés au 21 Noir. Lors de la deuxième infraction, le 7 Blanc n'a pas établi une position défensive légale et a commis une faute de contre contre le 0 Noir. Cela aurait été la 5ème faute de l'équipe blanche dans ce quart, donc 2 lancers-francs auraient dû être accordés au 0 Noir.